La maison de l’Hermitage

L’Hermitage est le grand reliquaire de Marcellin Champagnat, fondateur d’une famille religieuse vouée à la Vierge Marie. Les Frères Maristes comptent actuellement, environ 3000 membres à l’œuvre auprès des jeunes de quelque 80 pays du monde.

Une bonne partie de l’année, cette maison héberge des groupes de Frères et de laïcs Maristes qui viennent passer des journées ou une semaine pour mieux connaître les lieux de leurs origines : Marlhes, l’Hermitage, La Valla, Fourvière, etc.

Lorsqu’il arrive à l’Hermitage en sortant de la vallée étroite du Gier, le pèlerin est impressionné par cette grande bâtisse d’où se dégage à gauche la chapelle contenant les reliques de Marcellin Champagnat et à droite au-delà du Gier , la porte d’entrée

Accueil

Après la rénovation de la maison on accède à l’accueil situe dans le nouveau bâtiment. Un mosaïque  de la Vierge avec l’Enfant nous reçoit les bras ouverts : Marie maitresse de la maison nous accueille chez Champagnat

 

Cour Saint Joseph

Traversant le Gier, on arrive à la cour St. Joseph. Cette cour a été complètement transformée en 2008. D’ici on  peut se faire une idée des transformations qu’ a subi la maison

Constructions de 1824

Tout le quadrilatère central date du Père Champagnat, mais a été construit en deux temps. La première partie est de 1824 :

  • En face, dans toute la hauteur, jusqu’au petit clocheton qui rappelle la chapelle utilisée de 1824 à 1836,
  • à droite, jusqu’aux ferrures en S, à la même hauteur,
  • à gauche, jusqu’à Saint joseph, 2 étages et un grenier.
  • Le total forme un U. (photo de la maquette ci-dessous)
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C’est dans cette maison qu’en 1831 se passe une scène cocasse. Le Père Champagnat et ses frères sont soupçonnés de faire de la contre-révolution et de cacher, dans leurs souterrains un marquis qui leur fait faire du maniement d’armes pendant la nuit. Il y a donc une visite domiciliaire avec le Procureur, huit gendarmes, un juge. Le Procureur, Valentin-Smith, homme intelligent, va tout de suite comprendre son erreur et cette visite sera finalement bénéfique aux Frères. Le Procureur fera un article favorable à l’Hermitage dans son journal : « Le Stéphanois »

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Constructions de 1836

En 1836-37, la nouvelle chapelle est construite (photo de la maquette ci-dessous). La partie gauche surélevée du bâtiment primitif et la partie droite de ce même bâtiment vont rejoindre les murs de la nouvelle chapelle pour fermer le quadrilatère tel qu’il se voit aujourd’hui. La nouvelle chapelle a été bénite en octobre 1836 par Mgr Pompallier, aspirant mariste devenu évêque, qui allait partir en Océanie avec 4 Pères Maristes et 3 Frères Maristes. Sur la maquette, le petit bâtiment à gauche de la chapelle était la maison de Philippe Arnauld, neveu de Marcellin, qui s’était marié à une fille Patouillard

(famille qui habitait de l’autre côté du Gier et comptait plusieurs enfants). Etaient également logées dans ce même secteur, des Sœurs de la Sainte Famille, fondation du Père Pousset, ami de Marcellin, qui consacraient une partie de leur activité au lavage, au repassage et au raccommodage de la grande communauté des Frères : plus de 130 personnes au recensement de 1841.

La statue de saint Joseph a été placée en 1851. En arrière on voit le rocher qui s’étend tout le long de la construction de gauche. Il sert de support au 1er étage et même au 2eme étage.

 

Extérieurs

Le site en 1824

Lorsque le Père Champagnat est venu avec une vingtaine de Frères et une petite équipe de maçons pour construire cette maison en 1824, la situation était la suivante :

Rive gauche du Gier, la famille Patouillard occupait une ferme et une usine de « fenderie » équipée de martinets pour fendre les plaques de fer. Le lieu s’appelait les Gauds.

Rive droite du Gier : pas d’habitation ; des bois de chênes et des prés. Le Père Champagnat achète cette parcelle qui, sur le cadastre, avait pour nom : « Bois Coulaud ».

Le plus vieux dessin : il représente la période mai-juin 1824 puisqu’il montre la chapelle provisoire construite au tout début. La maison de l’Hermitage n’est pas commencée.

Dessin du Père Bourdin, Mariste, montrant les faces Sud et Est de la construction. On remarque surtout, surplombant la face Est, la première chapelle, 1825-1836, surmontée d’un clocheton, toute bâtie sur le rocher. Ce document, le plus ancien, date de 1829. Il permet de se faire une idée de la configuration des lieux entourant l’Hermitage peu après la construction. Mais le dessinateur a voulu aussi donner une idée de l’avancée du rocher qui a servi de carrière. Les petites constructions basses entre la maison et le jardin sur la rive droite et qui servent de clôture, disparaîtront en 1841. Elles abritaient des ateliers, des dépôts, une menuiserie, une serrurerie, une écurie, qui vont alors passer sur la rive gauche, les bâtiments Patouillard étant devenus libres.

 

La cour Sainte Marie

La statue de Marie rappelle une vieille amitié entre M. Desgenettes, fondateur de l’archiconfrérie de Notre Dame des Victoires et les Maristes (Père Champagnat, Frère François, Père Colin). En 1851, lorsque le Frère François (successeur du Père Champagnat en 1839 obtient la reconnaissance de sa congrégation par le gouvernement français, il remercie Marie en faisant ériger à l’Hermitage cette statue qui rappelle les merveilles de grâces mondialement connues d’une paroisse parisienne.

À gauche la grande paroi recouverte de lierre est tout simplement le rocher taillé à pic. Derrière la petite porte, à l’angle du lierre et de la maison, le rocher est particulièrement visible. Il débordait d’ailleurs un peu trop sur l’actuelle porte d’entrée. Aussi le Père Champagnat donne un certain jour l’ordre de l’attaquer au pic. Les Frères et quelques terrassiers s’y mettent : non, vraiment c’est trop dur ! Le Père Champagnat arrive : « Trop dur ! vous n’avez pas plus de courage qu’une poule qui a passé la nuit dans l’eau. » Il fait voler quelques pierres en éclats. Tout le monde suit. On ne nous dit pas le temps qu’il a fallu, mais la partie gênante du rocher a fort bien disparue.

 

Chapelle

Cette chapelle a connu une importante rénovation en 1989 et ce n’était pas la première fois. Commencée en 1836, elle a reçu Saint Pierre Chanel, Père mariste du groupe des premiers missionnaires d’Océanie. Elle ne fut totalement achevée qu’en 1837 et elle était assez différente de l’actuelle. Du côté du chœur, elle se prolongeait plus loin, Par contre, de l’autre côté, sa limite était au niveau de la porte latérale actuelle.

En 1875, on s’aperçoit que la toiture de la chapelle menace de s’écrouler. Il faut envisager une reconstruction. On conserve les murs, mais on surélève l’ensemble. On attaque le rocher arrière, nouveau travail herculéen qui permettra d’allonger la nef de 15 mètres, au-delà de la porte latérale actuelle. La maison de Philippe Arnaud disparaît. Le 27 juin 1876, après tout ce travail préalable, le Frère François pourra solennellement poser la première pierre. Trop d’émotion peut-être, en pensant que ce ne sera plus la chapelle qu’a connu le Fondateur, en tout cas, le lendemain, Frère François a une attaque qui le laissera à demi paralysé pendant les 5 années qui lui restent à vivre. Néanmoins la nouvelle chapelle s’élève et elle pourra être solennellement bénite le 15 août 1877. Sa forme est la même que l’actuelle ainsi que l’espace qu’elle renferme.

Tabernacle

Lors de la dernière restauration, en 1989, on a conservé l’essentiel : l’autel, le tabernacle, la Vierge, tous souvenirs du Père Champagnat.

Selon la tradition, le tabernacle viendrait de la cathédrale Saint-Maurice de Vienne, en Dauphiné. À la fin de la Révolution, le pape Pie VI meurt dans la prison de Valence.

La déchristianisation connaît tous les excès. On vend des meubles d’églises. Ce tabernacle est acheté par une femme qui, quarante ans plus tard, en fera cadeau au Père Champagnat, Pour rester dans le style des colonnettes corinthiennes, un ébéniste fera un autel avec des colonnettes ioniennes. La nouvelle base du tabernacle et le dessus de l’autel ont fait l’objet d’un travail très achevé, dû à l’habilité des « Compagnons du devoir ». Sur le tabernacle, remarquer le triangle évoquant la Trinité et les quatre lettres hébraïques du nom de Yahvé.

La Vierge  est celle de la chapelle de 1824. Elle porte un cœur métallique où le Père Champagnat plaçait la liste de ses Frères au début de chaque année scolaire. La statue s’harmonise bien avec l’autel, le tabernacle et l’ensemble du chœur.

Les panneaux de marqueterie sont dus à M. Georges Faure. Celui de droite, est dédié à la Sainte Famille. Il évoque l’esprit de Nazareth très présent dans la spiritualité mariste. L’autre évoque la résurrection et l’ascension, le cœur de Jésus rayonnant sur le monde.

La croix métallique, à droite de l’autel, rappelle le serpent d’airain de Moïse dans le désert. « Quand vous m’aurez élevé de terre, j’attirerai tout à moi » (Jn 12,32)

Le chemin de croix est l’œuvre de Fr. Joseph Bossaert, de Belgique. Cette dévotion, très marquée aux origines des Frères Maristes, continue aujourd’hui.

La chapelle du reliquaire Champagnat

L’abside du Père Champagnat a été créée en 1956, après la béatification. Elle renferme ses restes qui ont été placés dans un reliquaire en vermeil doré, orné de très beaux émaux faciles à interpréter. Ce reliquaire a été exécuté dans les ateliers de monsieur Chéret, à Paris.

Les vitraux sont de Gérard Hansen. À mi-hauteur dans les vitraux de gauche, on évoque la sainteté de Marcellin qui repose sur les vertus théologales : foi, espérance et charité, pratiquées à un degré héroïque. Ces vertus sont représentées par des symboles classiques : ange adorateur (foi), ange tenant ancre et étoile (espérance), ange tenant un cœur enflammé (charité). Dans les trois autres vitraux à droite, le Fondateur établit sa famille religieuse sur les trois vœux de religion : pauvreté (mettre tout en commun), chasteté (rester frère universel), obéissance (faire la volonté du Seigneur recherchée avec un Supérieur et une Règle)

L'orgue.

Si vous ètes interessé en savoir l'historique de l'orgue de la chapelle, cliquez ici

Frère François (tombeau au fond de la chapelle)

La cause de béatification du Frère François a été introduite en 1910, sa vie ayant été si manifestement sainte. En 1924, ses restes sont placés dans la chapelle. Depuis son entrée chez les Frères, il a exercé toutes les fonctions. Après quelques années comme instructeur à Marlhes, Vanosc et Boulieu, il  vient à l’Hermitage comme infirmier, maître des novices, directeur et surtout bras droit du Fondateur avant d’être son successeur, comme Supérieur Général pendant vingt ans. Il passera encore vingt autres années à l’Hermitage, faisant l’édification de tous ceux qui viennent à la chapelle, par sa piété et son incroyable recueillement qui ont amené plusieurs témoins à parler même d’extase. Il a été aussi un excellent infirmier, guérissant plusieurs malades, grâce à ses connaissances médicales et, plus d’une fois, grâce à sa prière.

 

 

 

Reliques de Saint Priscillien

 

En face de la tombe de Frère François, les reliques de st. Priscillien. La redécouverte des catacombes au 19ème siècle a valu à l’Hermitage le don précieux des reliques de ce martyr romain du 4ème siècle.

Elles ont été remises à Mgr Epalle, ce petit catéchisé du jeune Marcellin Champagnat à Marhles. Dans la tradition locale, on vient lui demander le succès aux examens.

Salle de la première Communauté

Dans cette salle, le Père Champagnat donna ses instructions aux Frères et reçu les derniers sacrements.

En 1839, le Frère François y fut élu supérieur Général.

Il paraissait donc normal de créer dans cette salle une ambiance mariste et d’évoquer quelques-uns des thèmes spirituels familiers au Père Champagnat.

Les peintures symboliques datent de 1958 et sont l’œuvre de M. Gérard Crépin.

La force de caractère du Père Champagnat est symbolisée par les lignes très accentuées des tableaux.

La simplicité mariste est rappelée par la recherche du matériau brut : murs enduits à la chaux, fresques aux teintes sobres, plafond et   boiseries en chêne .

Il ne s’agit pas de peintures figuratives. L’auteur n’a pas voulu représenter le Christ ou la Vierge. Ni, non plus, de peintures abstraites, simple jeu de formes colorées. Mais des peintures symboliques, qui ont pour but de suggérer, non des scènes ou des objets, mais des pensées spirituelles : par exemple, non pas la Vierge, mais l’attitude de confiance humble et joyeuse de la Vierge dans son Fiat et son Magnificat.

Ces peintures supposent donc, non un simple regard, mais une réflexion, une contemplation . Comme les sculptures des cathédrales qui, symboliquement, contiennent tout un enseignement religieux. Chaque tableau évoque une pensée de la Sainte Écriture et une pensée marist

e.

Visite de la propriété

 

Vers le cimetière.

Suivant les périodes, le Gier peut être gros ou presque à sec. Cette rivière était une voisine bien utile, mais contre laquelle il fallait se prémunir. Il y a eu effectivement des inondations, notamment en 1840, 1847, 1872 et 1900.

Une des premières choses que l’on a faites en même temps que la construction de la maison, a été de l’endiguer par des murs et ensuite, avec la terre rapportée créer un vaste jardin.

Prendre le chemin à gauche qui longe ce jardin. On se dirige ainsi vers le cimetière. Au bout d’une centaine de mètres, une plaque de marbre indique le lieu exact de la toute première chapelle où le Père Champagnat célébrait la messe pendant les débuts de la construction. C’est en 2014 qu’on a mis un kiosque qui nous rappelle cette première chapelle.

Pour dormir, les Frères bâtisseurs se réfugiaient dans les locaux de M. Patouillard, sur la rive gauche. Le Père Champagnat avait son lit sur le balcon mal abrité les jours de pluie ou de vent.

On arrive au cimetière : une plaque de marbre avec relief en bronze indique quelles ont été les transformations :

Autorisation du préfet, puis de l’évêque dès 1826

De 1826 à 1833, quatorze corps ont été enterrés dans un petit terrain proche du canal, juste au-dessous du cimetière actuel.

En 1833, on crée un nouveau cimetière au niveau de l’actuel, mais tout petit. C’est là que sera enterré Marcellin Champagnat en 1840.

L’année suivant, on quadruple la surface. On exhume le cercueil du Père et on fait un caveau et un petit monument. Mais en 1889, les restes du Fondateur sont transportés à la chapelle. A son tour, le Frère François a eu son petit monument à côté du Père Champagnat, puis ses restes sont transférés à la chapelle. Trois des quatre tombes qui sont à la suite, conservent les souvenir de quelques-uns des tout premiers Frères : Louis, Laurent, Stanislas.

Le canal en contrebas a été creusé pour alimenter une turbine qui, dès 1891, procurait l’éclairage électrique à la maison, 30 ou 40 ans avant la plupart des maisons de la région.

 

Vers la promenade des platanes.

Le bois au-dessus du cimetière est un bois de chênes. L’autel que l’on rencontre est contemporain. La grande croix de l’allée des Platanes se trouvait un peu plus en bas, au temps du Père Champagnat, en 1838, comme l’indique le relief en bronze qui en marque l’emplacement exact.

L’allée des platanes est un terrain de jeu créé par le Père Champagnat qui préférait le jeu à la conversation, après le repas. Les platanes sont légèrement postérieurs à lui, (1843). Au fond de la partie plane ont était arrêté par un rocher abrupt. En 1869, Frère Apollinaire décide d’ouvrir un passage pour donner accès à l’autre partie de la propriété. Avec l’aide de nombreux novices, postulants, scolastiques, ce sera vite réalisé. Du passage Apollinaire, on a un joli coup d’œil sur le barrage de soulages et la Valla.

 

Le jardinet du Frère François.

Frère François s’était créé un petit jardin pour cultiver ses plantes pharmaceutiques. Après le passage Apollinaire, en descendant, ouvrir la petite porte sur la gauche du chemin pour y entrer.

De grands cèdres lui confèrent de l’ombrage et sa situation en fait un bon poste d’observation :

En contrebas, la terrasse de la maison du Rocher qui elle-même surplombe la cour Sainte Marie, le Gier et le parking.

En bas, sur la droite des bâtiments, une cour qui a nécessité la construction d’un mur très haut. Au-dessus où se trouve l’ ancien poulailler , était aussi une cour.

Tout en haut sur un promontoire, la petite cour Saint louis de Gonzague abrite son carré d’herbe derrière ses murs schisteux. Toutes ces cours rappellent le temps où il fallait des terrains de jeu pour les divers groupes de la maison.

 

La maison des Sources

Une maison indépendante sur le bord du Gier. On l’appelle Maison des sources. Elle a été construite quand on a refait la chapelle en 1875-77. Elle permettait aux Sœurs de la Sainte Famille d’être logées un peu mieux qu’auparavant. Cette maison accueille maintenant l’appartement de l’aumônier du centre d’accueil et les bureaux de Présence Mariste.

 

Monument au Père Champagnat.

Dans la pelouse, de l’autre côté de la route, on remarque des arbres. Ils ont été plantés peu après la béatification du Père Champagnat, lors d’une réunion d’anciens élèves d’Europe et aussi de Syrie-Liban.

Au fond, à droite de l’esplanade, un monument, œuvre de Gabriel Gouttard (1963), évoque Marcellin Champagnat tenant devant lui deux enfants en forme de croix, car la croix des Frères c’est sa présence constante au milieu d’élèves qui sont parfois difficiles. La tête de Marcellin est comme un gros galet de rivière totalement réceptif à la lumière. La forme est simplifiée au maximum. Le pli d'un rabat annonce qu’il s’agit d’un prêtre, et les enfants suggèrent qu’il s’agit d’un éducateur.

 

 

Sentier Champagnat.

Le sentier Champagnat commence devant le monument pour aller jusqu’à la maison natale de Marcelin, à Marlhes. C’est le sentier numéro 10 du Parc du Pilat, d’une longueur d’environ 31 km. Il rappelle Champagnat, infatigable marcheur. Si l’on envisage de le parcourir, suivre les marques de couleurs marron-blanc.

Il passe à La Valla en Gier où Marcellin a réuni les premiers Frères, puis au Bessat. Puisse-t-il être le symbole fort du départ vers une vie plus totalement tournée vers Dieu, dans le sillage de Marcelin.